01/11/2025 - Ensoleillé 32
ποΈ Première journée à Kuta : prendre le rythme
Notre première journée à Kuta a surtout été consacrée à récupérer du long voyage en avion… Toute une expérience ! π
The Kutaya, l’hôtel offre une belle piscine parfaite pour se rafraîchir — et vous me connaissez… impossible de résister, j’y plonge avec bonheur ! J’ai toujours eu un faible pour l’eau. π
Pendant que Paul se repose, je pars me promener pour me familiariser avec le quartier. Nous sommes installés dans une petite rue tranquille, à l’abri du trafic, entourés de palmiers et de ces petits temples présents dans presque chaque maison balinaise. L’atmosphère est paisible, presque magique.
Plus tard, je déniche un charmant petit resto vietnamien où je savoure un délicieux repas, simple mais parfait.
Puis, direction la plage : j’y trempe mes pieds, je respire l’air marin, et je savoure ce premier contact avec Bali.
Un moment doux, presque irréel.
Merci la vie, pour ce privilège d’être ici, à Bali. β¨
De retour à l’hôtel, Paul se réveille, et cette fois c’est moi qui fais une petite sieste — le décalage horaire nous joue encore des tours !
En début de soirée, nous partons vers une rue plus animée de Kuta pour boire une bière Bintang et manger un morceau. On retourne au même endroit que ce midi — preuve que ça nous a plu !
De retour à la chambre, on se met au lit tôt, bien décidés à dormir une vraie nuit complète pour enfin régler ce décalage.
Une journée toute simple, pas très excitante, mais tellement bienvenue… juste au rythme du moment.
À demain pour la suite ! πΊ
02/11/2025 Nuageux 32
π Uluwatu : singes, sarongs et frissons sur la falaise !
Ce matin, petit à petit, on retrouve enfin un peu d’énergie π
Installés au bord de la piscine, on discute de ce qu’on pourrait faire pour célébrer ce regain de vie. L’idée du spectacle de danse à Uluwatu nous fait de l’œil. On organise le transport, on achète nos billets, et on planifie un départ vers 16 h pour avoir le temps de visiter le temple avant le spectacle de 19 h. Le ciel est nuageux… mais je reste optimiste.
À notre arrivée, nous payons l’entrée et enfilons les sarongs mauves avec ceinture orange — un combo mode qu’on ne porte pas tous les jours, mais parfait pour couvrir nos jambes par respect. Très look “moine tropical chic” ! π
Nous avançons sur le sentier et sommes accueillis par une bande de petits singes gris qui, au premier regard, semblent mignons, presque adorables… Presque.
Le temple en soi a un charme un peu rustique (ok, disons-le : il fait plus “ruines habitées par les esprits” que “carte postale”), mais sa position au sommet d’une falaise vertigineuse surplombant l’océan offre une vue à couper le souffle.
Je m’avance près du bord pour admirer la vue… et en une fraction de seconde, un singe me vole… mes lunettes !
Il s’enfuit avec son butin, grimpe sur un arbre et commence à mâchouiller mes branches comme si c’était son nouveau jouet à saveur optométrique. Moi ? Je suis figée, impuissante, vision floue et cœur à 180 BPM.
Heureusement, un guide comprend la scène, lance un snack au voleur, et l’échange “lunettes contre nourriture” fonctionne. Le singe lâche mes lunettes que je récupère, un peu baveuses mais en presque intacte. Jai les jambes molles, mains tremblantes… mais quelle histoire à raconter ! π
Autant dire qu’à partir de ce moment, j’ai planqué mes lunettes comme un trésor. Pas question de me faire détrousser par un autre bandit poilu !
Puis le spectacle commence.
Wow. Juste wow.
Environ 50 hommes torse nu entonnent des chants gutturaux en synchronisation, les bras levés vers le ciel, encerclant un grand chandelier. Peu après, des personnages aux costumes scintillants entrent en scène pour raconter une légende traditionnelle balinaise. Des princesses, des rois barbus, des singes taquine et bien d'autres défilent au gré des sons.
Nos yeux brillent, nos oreilles sont envoûtées… On est happés par la magie du moment.
Les 45 minutes passent en un éclair.
On ressort hypnotisés, émerveillés et un peu sourds — mais dans le bon sens.
Nous retrouvons notre chauffeur et rentrons à l’hôtel avec un grand sourire :
mission réussie, sortie mémorable, lunettes (presque) intactes.
05/11/2025 Ensoleillé 30
π§οΈ De Kuta à Ubud : repos, pluie tropicale et premières impressions
Après deux jours à se reposer encore (eh oui, à notre âge, la récupération n’est plus ce qu’elle était π€), on commence à retrouver un certain rythme. Il y a des moments où nous nous sentons en pleine forme, prêts à conquérir Bali… puis, une heure plus tard, notre lit nous appelle et nous ne pouvons que nous avouer vaincus.
À Kuta, nous avons vraiment apprécié l’endroit : très propre, agréable, et avec une nourriture à petit prix. Pour vous donner une idée, nous payions entre 12 et 25 $ pour deux — boissons incluses ! On comprend pourquoi plusieurs visiteurs commencent leur voyage ici.
Notre séjour à Kuta se termine et nous prenons la direction d’Ubud. Nous choisissons le taxi, question de simplicité. Le trajet dure environ 1 h 30, sous une pluie battante. L’arrivée est un peu humide, mais nous avons tout de même le temps de nous installer dans notre nouvel hébergement.
Dipa Home Stay - Ubud
Nous découvrons une grande chambre propre, située au fond d’une petite cour entourée de plantes tropicales, avec une petite piscine. Un petit oasis ! Tout ça pour 29 $ la nuit, déjeuner inclus. Moins luxueux que notre hébergement à Kuta, et l’environnement est un peu moins charmant, mais honnêtement, très correct pour le prix.
Une accalmie nous permet d’aller manger. On repère un petit resto tout près qui affiche “hamburgers” — tentation irrésistible. C’est très bon, mais la facture monte à 350 000 IDR (environ 29 $). Aussi cher que notre nuitée ! π
Juste le temps de rentrer, et la pluie tropicale reprend de plus belle. Heureusement, nos imperméables sont vite devenus nos meilleurs alliés.
De retour à la guesthouse, c’est l’appel du lit… encore. Paul s’endort et ne se réveillera que le lendemain matin !
La météo n’annonce rien de très encourageant : orages toute la semaine. Mais qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il tonne, nous sommes en vacances… et heureux d’être ici.
06/11/2025 nuageux puis Ensoleillé 28
π₯Ύ Ubud – Premières explorations, premières surprises !
Après une bonne nuit de sommeil — enfin ! — nous décidons d’aller explorer Ubud. En quittant notre guesthouse, nous déposons notre sac de linge sale dans une petite buanderie : lavage, séchage, plié… pour 5$ seulement. On aime ça ! π
Nous partons ensuite à pied, curieux de découvrir notre nouveau quartier. Tout au long de la rue, des boutiques colorées et variées se succèdent. Ici, un petit temple décoré d’offrandes fraîches ; là, des restes d’encens, de fleurs, de riz, parfois même… un biscuit Oreo sacrifié aux dieux ! L’ambiance est magique, parfumée et pleine de vie.
Notre objectif du jour : rejoindre le Campuhan Ridge Walk, un sentier réputé magnifique, puis visiter le musée Blanco Renaissance.https://blancomuseum.com/
Après plusieurs montées et descentes sous une humidité qui nous colle littéralement à la peau, nous décidons de faire une pause hydratation bien méritée. J’avais lu que le sentier était « facile et plat ». Eh bien… disons qu’il avait une autre interprétation du mot « plat ». π
La chaleur et l’humidité étant écrasantes, nous faisons finalement demi-tour — la sagesse de l’âge, comme on dit !
Direction le Musée Blanco Renaissance, situé un peu plus loin. Et là… wow. Dès l’entrée, nous sommes accueillis par deux magnifiques perroquets blancs qui nous lancent des “hello” version piaillement. Ils posent comme des stars, et il faut avouer : ils savent y faire avec les touristes !
Puis se révèle la spectaculaire façade du musée : gigantesque, théâtrale, protégée par deux immenses dragons sculptés. On se croirait à l’entrée d’un palais artistique fantastique.
À l’intérieur, pas de photos autorisées — dommage, car TOUT était spectaculaire. Pas seulement les œuvres : les cadres, les voilages, la mise en scène… chaque salle était une expérience à part entière. On passait de pièce en pièce, bouche bée.
On en ressort avec un seul mot : WOW. Une visite unique, immersive, qui vaut absolument le détour.
Avec tout ça, l’appétit se manifeste et nous choisissons un petit warung pour dîner. Encore un excellent choix ! J’ai savouré un canard frit accompagné de riz, légumes lawar et une petite sauce… miam et pour seulement 7$ ! Un vrai régal balinais.
Le ventre bien rempli (et les pieds un peu fatigués), nous rentrons en taxi, heureux et comblés par cette première journée d’exploration.
β¨ Quelle merveilleuse journée à Ubud !
07/11 Ensoleillé 30
πΊπβοΈ Cocooning à Ubud : Mission Réussie massage et repos
Le soleil brillait déjà fort ce matin, mais le dos de Paul, lui, avait décidé de se lever du mauvais côté de la colonne vertébrale. Comme un vieux sage qui prédit l’avenir, il m’annonce : « Quand ça part comme ça, c’est 48 heures. »
Le verdict est tombé : journée zen obligatoire.
Alors on s’installe près de la piscine, prêts à pratiquer l’art sacré du “ne rien faire avec conviction”. Et honnêtement… avec un soleil pareil, c’était déjà un programme 5 étoiles.
Entre deux respirations presque yogiques sur nos chaises longues, on évoque l’idée d’un massage. Je consulte mon oracle numérique (aussi connu sous le nom de IA, version moderne du gourou de poche), et il me souffle : Yoga Barn – deep massage.
Et là, une petite voix intérieure me murmure : « Si on réserve… autant y aller à fond dans le plaisir ».
Résultat : deux massages réservés. Paul pour la découverte, moi pour un massage aux pierres chaudes — parce que mon dos a aussi une vie émotionnelle, merci.
Petit dîner au warung du coin, simplicité délicieuse, puis Paul retourne se reposer avec son dos en mode “pause”. Je pars alors explorer, un peu comme si Ubud m’appelait. Et en effet, elle m’a menée au Yoga Barn… un lieu qui ressemble à un sanctuaire caché au cœur de la jungle.
Des sentiers qui invitent à marcher doucement, des espaces où les âmes semblent venir se déposer… On a envie de chuchoter, de respirer plus profond, de juste… être.
Je me suis offert un petit moment de silence, comme on s’offre un câlin intérieur.
Notre rendez-vous est à 17 h 30.
Pour Paul, ce premier “vrai de vrai” massage fut… disons une initiation. Il a « plus ou moins aimé ». Traduction poétique : son corps n’a pas encore appris la langue des mains qui soignent — mais il comprend qu’on veut son bien.
De mon côté, 90 minutes de pierres chaudes et de douceur profonde m’ont transformée. J’ai senti mon corps fondre doucement, comme si chaque tension quittait ma peau avec élégance.
À la fin, un thé chaud… et un cœur plus léger.
Le tout pour 70 $ pour deux — jus d’accueil compris.
Chez nous, 70 $, c’est souvent le prix de… l’idée d’un massage. Ici, c’est un voyage sensoriel complet.
Je suis ressortie de là comme on sort d’un rêve : un peu flottante, un peu enchantée, un peu plus moi.
Prête à dormir comme si la lune elle-même me bordait.
08/11 soleil pluie 30
π½οΈπ€€β¨ Papilles : Wow! Notre Douche : Aïeπ¦ = π
Aujourd’hui, Paul était en mode récupération totale. Son corps avait officiellement déclaré : “Pas de sport, pas de marche, juste le droit de bouger pour aller manger.”
Donc, programme du jour : piscine, soleil, et zéro culpabilité.
Après avoir lézardé comme deux touristes professionnels, on s’est offert un lunch au restaurant Laduma… et là, mes papilles ont failli envoyer une carte postale pour dire merci.
J’ai commencé avec un jus detox “Live Life” (j’ai décidé que c’était mon nouveau jus de jeunesse éternelle), suivi de spring rolls tellement frais qu’on aurait dit qu’ils avaient été roulés par des anges balinais.
Ensuite, j’ai craqué pour un poulet parmigiana avec patates et salade — un câlin dans une assiette.
Paul, lui, a choisi un poisson sur purée de pommes de terre, et on aurait dit qu’il venait de retrouver foi en l’humanité à chaque bouchée.
Évidemment, il fallait terminer en beauté :
• Paul : un banana split digne d’un enfant de 8 ans un jour de fête, le sourire inclus
• Moi : des gaufres aux petits fruits avec creme glacée … parce qu’on ne laisse jamais le bonheur attendre.
Verdict unanime : meilleur repas du voyage.
Et le tout pour seulement 32 $ — on aurait voulu applaudir.
Puis, la météo a décidé de nous divertir : pluie tropicale version douche puissance 3000. Heureusement, elle a pris une petite pause pour nous laisser rentrer… sous quelques gouttes pour la forme.
Le clou de la journée ?
La douche à l’eau froide à notre retour.
Disons que ce n’était pas exactement prévu, mais wow… rafraîchissant est un faible mot. On s’est réveillés plus vite qu’avec un espresso serré.
Frissons inclus, savon optionnel.
09/11 nuageux pluie 28
ππ¦ Magie d’Ubud : Nature Luxuriante, Pluie et Plaisirs Gourmands
Ce matin, la Monkey Forest nous appelle. C’est à peine 20 minutes de marche, alors on enfile nos chaussures et hop, en route ! Comme toujours à Ubud, tout attire l’œil : des statues toutes plus étranges les unes que les autres, un resto nommé Dirty Duck (pas très vendeur pour un lunch…), une armée de scooters qui zigzaguent de partout… mais surtout, les sourires chaleureux des gens.
Arrivés à l’entrée, on nous prévient : « Avec la pluie, vous verrez probablement plus de feuilles que de singes… » Parfait, ça s’annonce bien… À peine avons-nous mis un pied dans le parc qu’une pluie tropicale s’abat sur nous — version douche puissance turbo. Heureusement, j’avais prévu le coup : imperméables sortis, on continue l’aventure, l’air de deux explorateurs de National Geographic… mais mouillés.
Par miracle, on tombe sur un abri… où un spectacle bat son plein ! La danse de la grenouille — oui oui, grenouille. Des artistes costumés qui sautillent au rythme des tambours et des flûtes. Le public est captivé, nous compris — sûrement l’effet « enfin au sec ».
La pluie se calme, alors on repart explorer. Je l’avoue, j’avais un léger traumatisme de ma dernière rencontre avec des singes (je garde mon sac plus serré qu’un coffre-fort). Tout est bien caché sous mon imper — pas question qu’un voleur à fourrure m’arrache mes lunettes ou ma dignité encore une fois.
Les singes, eux, ont fait la grève du boulot : trop mouillés, ils restent planqués. Honnêtement, je ne suis pas déçue… un peu de tranquillité, ça fait du bien ! Vers la fin, quelques-uns sortent, juste assez pour se faire voir et rappeler « Hé, c’est chez nous ici ! ». Pas d’attaque, pas de show — mais la végétation spectaculaire valait la visite.
π½οΈ En sortant, direction le restaurant Tropical View, qui donne sur une splendide rizière. On s’installe, et hop — surprise ! Les petits singes voleurs professionnels opèrent aussi ici. L’un d’eux a presque sauté sur notre table pour voler… un sous-verre ! On a frôlé le crime organisé version mini-singes, mais les serveurs, véritables ninjas anti-primates, ont repris le contrôle.
Après consultation intensive du menu (parce que quand c’est trop bon, c’est difficile de choisir), on passe commande :
– Moi : kombucha aux fruits de la passion (mon péché mignon, j’en faisais en République dominicaine β¨) et Paul une Bintang, rouleaux printaniers (on ne s’en lasse jamais !) puis… côtelettes d’agneau — un classique gagnant.
– Paul : poulet sauce champignons.
Finale sucrée à quatre mains : un crumble mûres–mangue avec crème fouettée et crème glacée. Un pur bonheur, et tout ça pour… 39$ !
Autant l’an dernier on n’avait pas été charmés par la nourriture… autant cette année, on est en lune de miel culinaire avec Ubud. π
Nous retournons à l’hôtel, ravis de notre sortie — même sans les singes !
10/11 nuageux 30
πΏποΈπ¦ Journee découverte d’Ubud avec Notre Guide Balinais
Aujourd’hui, c’était LA grande tournée d’Ubud avec guide privé. Notre guide? Apple. Oui oui, comme la pomme! (On n’a pas osé demander s’il avait une sœur nommée Samsung…)
Il arrive à 9h, tout sourire, dans une voiture nickel et vêtu du sarong et du bandeau traditionnel. Classe et zen à souhait. Son anglais? Parfait. Ses connaissances? Illimitées. On est entre bonnes mains.
Premier arrêt : le Palais d’Ubud.
Ici habite encore le roi, entouré de 150 personnes dans un immense compound. On visite la partie publique, là où le roi apparaît parfois (probablement quand il cherche un peu d’attention) et où des spectacles de danse ont lieu chaque soir.
Petit détour au marché touristique : bois, paniers, robes, babioles, souvenirs… on a envie de tout acheter, mais nos valises nous supplient de rester raisonnables.
En route vers le nord : les rizières en terrasses de Teraganlang
La terrasse de riz de Tegalalang estune célèbre série de rizières en terrasses verdoyantes situées juste au nord d'Ubud, à Bali. Ce lieu est réputé pour la beauté de ses paysages et son système d'irrigation traditionnel, le subak , inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO . Les visiteurs peuvent emprunter les sentiers pittoresques, prendre des photos, se balancer sur les balançoires et déguster du café local. C’est majestueux, digne d’un film. Paul avait mis cette visite sur sa bucket list, donc photo-shoot obligatoire. (On vous rassure, on a fait notre possible pour ne pas avoir l’air trop mouillés, décoiffés ou touristiques… mais bon.)
Puis direction le célèbre Temple Tirta Empul, le temple de purification
Temple hindou dédié à la purification, le Tirta Empul est situé dans le village de Manukaya, près de Tampaksiring. Son nom signifie « source sacrée » en balinais. Dédié aux dieux Shiva, Vishnu, Brahma et Indra, il est considéré comme l' un des temples les plus sacrés de Bali. Joyau de la région, il tient sa réputation d'un bassin d'eau alimenté par une source sacrée. C'est une destination parfaite pour découvrir la religion hindouiste et comprendre ainsi davantage la culture spirituelle des Balinais.
Le site est immense et Apple devient notre professeur express de religion hindoue balinaise. On assiste à une procession : tout le monde en jaune et blanc, musique, offrandes, spiritualité à fond. On observe les gens se purifier dans l’eau sacrée — et on se dit que ce sera notre tour demain a un autre endroit.
On commence à avoir faim, alors direction le resto Puri Suling, où on partage un repas balinais avec Apple. Bon… ce ne sera pas dans le top 10 de nos repères gastronomiques, mais ça se mange et ça remplit le ventre. On garde nos “wow” pour plus tard.
Prochaine attraction : Tegenungan Waterfall.
La chute est très jolie… de loin.
Devant l’escalier de la mort qui mène au bas de la cascade, on s’est regardés, on a considéré l’idée très sérieusement pendant 3 secondes… puis on a pris une belle photo du haut. #ZéroRegret
Et là… moment culte du jour : la plantation de café Luwak.
Un jeune guide hyper sympathique nous raconte avec passion comment le café le plus cher du monde est fait grâce au petit animal luwak qui… “pré-traite” les grains dans son système digestif. Oui, on parle d’un café passé par l’estomac, puis le popotin d’une bébête. Glamour? Pas vraiment. Fascinant? Totalement.
Dégustation de 7 cafés et 6 thés : tous délicieux! Paul, téméraire, goûte même le café Luwak.
On repart avec du café à l’avocat (oui, ça existe) et un thé mangue. On est prêts à impressionner nos invités au prochain brunch.
Retour à Ubud dans un trafic… comment dire… inspiré par Montréal un lundi matin, version tropicale.
On remercie chaleureusement Apple, et faisons nos aurevoirs.
De retour à la guesthouse, la piscine nous appelle. Pas besoin de nous le dire deux fois.
Bilan : une journée pleine de découvertes, de rires, de “hein? vraiment?” et de gratitude.
Merci la vie! Namaste et à demain pour d’autres aventures!
11/11 nuageux pluie en pm 28
π¦π Le souffle des dieux et les eaux du renouveauβ¨πβ¨
Une nouvelle expérience s’offre à nous aujourd’hui : la cérémonie de purification Melukat. Ce rituel ancestral, profondément enraciné dans la culture hindoue balinaise, consiste à se purifier par l’eau. Le mot Melukat vient du terme balinais lukat, qui signifie « nettoyer » ou « purifier ». Il s’agit d’un moment sacré, destiné à libérer le corps, l’esprit et l’âme des énergies négatives, du karma passé et des fardeaux émotionnels. En somme, à retrouver un peu d’équilibre et d’harmonie intérieure.
Nous partons en taxi en direction du temple Pura Mengening, niché dans la nature verdoyante. J’ai rendez-vous à 10h avec mon guide pour la cérémonie. À notre arrivée, un jeune homme souriant, Made, m’accueille chaleureusement. Il m’invite à revêtir le sarong traditionnel, par respect pour le temple. Paul, fidèle compagnon de route, a choisi de jouer le rôle de photographe officiel… mais il participera tout de même aux prières.
Made m’explique les étapes du rituel, vécu par tout bon Balinais pour se purifier : une prière pour poser son intention, puis une offrande déposée avec respect. Ensuite, on plonge dans deux bassins — celui de gauche pour se libérer des énergies négatives, et celui de droite pour recevoir les énergies positives.
L’eau est fraîche, vive, mais pas glaciale. Je m’avance doucement sous le premier jet, puissant, presque turbulent. Trois fois, je m’asperge la tête, puis le visage, puis la bouche, avant de plonger complètement. Le bruit de l’eau couvre tout — le monde extérieur semble suspendu.
Dans le second bassin, l’atmosphère est plus paisible. Made m’asperge ensuite d’un petit bouquet trempé dans l’eau bénite, trois fois encore, avant de déposer quelques grains de riz sur mon front et ma gorge — symboles de pureté et de paix intérieure. Tout est fait dans le respect et la douceur.
Quand la cérémonie prend fin, je remets mes vêtements secs. Est-ce que je me sens changée ? Difficile à dire. Peut-être pas illuminée, mais apaisée, un peu vidée aussi — et avec, étrangement, un bras douloureux sans raison apparente.
Nous reprenons ensuite la route vers Ubud, silencieux, comme pour prolonger ce moment hors du temps.
Une expérience unique, intime, et profondément touchante. π«
12/11 pluie 29
π¨οΈπΊπ§π§π§Cap sur Lovina, sous la pluie tropicale
Comme tout a une fin, nous quittons Ubud pour Lovina. Deux heures et demie de route vers le nord, sous une pluie décidément bien décidée à nous accompagner. Le trajet serpente entre rizières, plantations et bouts de jungle qui semblent vouloir avaler la route.
Nous arrivons à la Pondok Wisata Guest House sous une véritable averse tropicale. Une Balinaise au grand sourire nous accueille comme si nous étions de la famille (une famille trempée, certes, mais heureuse d’être là).
Elle nous conduit à notre bungalow : un petit bijou niché dans un jardin luxuriant, avec piscine à deux pas. La chambre est immense, dotée d’un lit à baldaquin, d’un frigo et même d’une télé. Le tout pour… 35 $ la nuit ! On se regarde, mi-étonnés, mi-ravis : décidément, le paradis ne coûte pas si cher à Bali.
On décide de rester dîner sur place — et quelle bonne idée ! Tout est délicieux, bien préparé et servi avec le sourire.
Encore une fois, on se dit que l’hospitalité balinaise n’a pas d’égale. Le ventre plein, le cœur léger, on file se coucher, prêts à découvrir demain les charmes du nord de l’île… si la pluie daigne nous laisser tranquilles.
15/11 nuageux 30
ππ¬ Safari dauphins : version chat mouillé π¬π
Aujourd’hui, c’est cap sur les dauphins ! π¬
Hier, un gars rencontré sur la plage π΄ nous a proposé une excursion. Normalement, c’est à 6h du matin avec le lever du soleil … mais on s’est dit : non merci, on aime nos oreillers. Nous optons donc pour l’option “matinée relax” à 8h π.
Le ciel est clair βοΈ, nous montons dans un petit bateau — bon, “nous montons”… disons plutôt que nous grimpons élégamment comme des bébés girafes, mais on y arrive.
Notre capitaine, un jeune homme souriant π, lance le moteur et nous voilà partis à l’aventure !
On file vers le large π en longeant des paysages splendides : montagnes majestueuses β°οΈ, petits villages côtiers ποΈ, pêcheurs matinaux π£… tout y est.
Puis, après un moment : les dauphins sont là ! π¬π¬π¬
Mais entre-temps, j’ai eu le temps de devenir complètement trempée comme un chat mouillé πΊπ¦.
Mes cheveux ? Une œuvre d’art intitulée “Algues dans le vent”.
L’eau salée ? Je crois en avoir ingéré assez pour devenir partiellement océanique ππ.
Mais qu’importe : les dauphins nous offrent un show digne d’un cirque !
Ils sautent, tournent, font des 360° πͺ, éclaboussent de joie π¦, et jouent à “devine où je réapparais”.
Notre capitaine jubile :
« Very lucky today ! »
Après un moment, la scène commence à ressembler à un épisode de “Chasse aux Dauphins poursuivis : édition balinaise” πΊπ
.
Les bateaux arrivent de partout π€π€π€ et, par empathie pour ces pauvres bêtes, on décide de rebrousser chemin.
Cette fois, je m’assois autrement pour éviter de recevoir l’équivalent d’une autre douche en plein visage πΏπ.
Le vent chaud sur la peau π, l’horizon bleu π… bonheur total.
De retour à l’hôtel, hop !
On plonge dans la piscine πβοΈπ pour se rincer du sel, de l’excitation et du chaos capillaire.
Le soleil est sorti et chauffe notre petite couenne parfaitement grillée π£βοΈ.
Un moment magnifique, drôle, trempé… mais inoubliable ! πβ¨
16/11 soleil nuageux 30
π΄ Activité : chutes, temple bouddhiste et sources chaudes π₯
Aujourd’hui, on part en excursion pour explorer les environs de Lovina. Première étape : les Gitgit Twins waterfall de Bamyumala π―βοΈ… qui sont en fait trois. Déjà là, on se sent un peu floués. Et quand on apprend que c’est 25 $ pour voir ça, on comprend pourquoi nos yeux se sont mis à cligner tout seuls. Un jeune guide nous emmène sur un sentier super mignon, qui zigzague dans la montagne, avec des marches qui montent, descendent, remontent… bref, un petit cardio improvisé.
Au passage, un bruit infernal π€― qu’on finit par identifier comme… un insecte. Le sentier dure 15–20 minutes, et disons-le franchement : ça ne valait vraiment pas les 25 $.
On reprend ensuite la route vers Banjar π£οΈ, sur un chemin tellement sinueux qu’on se demande si le chauffeur ne s’entraîne pas pour une course de rallye. Arrivés au temple bouddhiste Brahmavihara Aramaπ, et là… wow ! Des statues magnifiques, hyper colorées, des arbres couverts de fleurs πΈ, des pigeons qui vivent leur meilleure vie ποΈ, et une atmosphère de paix instantanée. On a adoré !
Et en plus, le tout pour une fraction du prix des chutes — avec un sarong gratuit π, respect oblige.
Pour finir, notre chauffeur nous dépose aux Holy hot springs β¨οΈ. Le décor est magique β¨, l’eau… un peu verte π«£, mais bien chaude, alors on s’y glisse sans hésiter. Ceux qui connaissent Paul savent que ce n’est pas son activité préférée, mais cette fois, il s’est prélassé sans un mot π. Un miracle thermal, peut-être ?
On termine la sortie par un bon repas π½οΈ, et en ressortant, impossible pour moi de ne pas acheter une robe π. Après tout, ma fête est la semaine prochaine — autant commencer les célébrations un peu d’avance π.
Retour à l’hôtel : la pluie commence à tomber π§οΈ, mais aucun problème, on fait la sieste. Le luxe ultime.
Encore une belle journée ! πβ¨
18/11 soleil pluie 30
Une journée à Amed : simple, ensoleillée et pleine de surprises ππ¦
Hier, nous avons pris la route en direction d’Amed ππ΄, un petit village de pêcheurs réputé pour le snorkeling π . Deux heures trente vers l’est… juste assez pour remettre en question nos choix de vie à chaque virage π . Nous avons quitté notre petit paradis avec un pincement au cœur π.
AMED CAFE ET HOTEL
Arrivés à l’hôtel… BIM : déception π³.
Les photos semblaient tirées d’un film de Spielberg, mais la réalité… plutôt “avant/après rénovation”, version avant ποΈ. Petite chambre sombre, bruit de rue non-stop π§π, et un chantier sur place. Bref : l’enfer balinais, sans l’option spa.
En plus, des marches partout πͺ, la piscine au troisième étage sans rampe (pour les sportifs seulement πͺ), bref : parcours du combattant non homologué. Après de solides négociations π£οΈπ₯ (où Paul m’a découvert un courage… ou un caractère π), nous avons été transférés dans une grande chambre au-dessus du restaurant, au bord de la mer π. Un petit supplément à payer π΅, mais à 55 $ la nuit, ça va. Paul me regardait comme si je venais de négocier la paix mondiale βοΈ.
18/11 soleil puis pluie 32
Aujourd’hui, après une bonne nuit π΄, départ pour le snorkeling ! Eh oui : Paul est partant π.
Je trouve rapidement une équipe en ligne, et trente minutes plus tard une voiture arrive π. On nous remet vestes de sauvetage, palmes et masques (full face) π©΄π€Ώ, et nous montons sur une petite embarcation balinaise traditionnelle π€. Soleil, eau chaude, guides souriants : bonheur débloqué ππ.
Premier arrêt : le “Japanese Shipwreck” β
Pas très impressionnant… mais parfait pour s’habituer au masque et arrêter de paniquer en respirant par la bouche π.
Deuxième arrêt : les coraux πͺΈ
Un peu fades, pas trop de poissons π‘… mais notre technique s’améliore, et on avale moins d’eau salée. Progression validée βοΈ
Troisième arrêt : les tortues π’π
MAGIQUE β¨
On en voit au fond, paisibles… puis l’une remonte droit vers moi ! Elle passe si proche que j’aurais pu la toucher π². Instant National Geographic πΈ.
Dernier arrêt : le temple sous-marin ππ
Petit, mais rempli de poissons colorés partout π π. On pouvait presque les toucher ! À ce moment-là, mon masque ne coule plus (victoire personnelle π) et je suis au paradis.
Retour à l’hôtel en bateau π€, super fiers de nous πͺπ.
Oui, on a réussi à remonter la mini-échelle… et croyez-moi, pas facile pour des jeunes comme nous!
Bravo à nous deux ! ππ
(PS: les photos dans l'eau ne sont pas de nous)
19 /11 soleil 30
Ce matin, c’est Galungan à travers toute l’île de Bali — un peu comme Noël chez nous, mais version tropicale et spirituelle β¨. Partout, chaque famille a installé son penjor, ce grand bambou décoré qui se courbe élégamment au-dessus de la route π. Tout le monde porte aussi le costume traditionnel balinais, magnifique et coloré.
Nous avons même eu la chance d’assister à la prière d’une famille, juste pendant notre déjeuner π.
Après leur avoir demandé la permission, j’ai pu prendre des photos de leurs offrandes soigneusement préparées et de leurs superbes vêtements traditionnels πΈβ¨.
π Petite explication du Galungan
Le Galungan est l’une des fêtes religieuses les plus importantes à Bali.
Elle célèbre la victoire du bien (Dharma) sur le mal (Adharma).
Pendant cette fête :
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Les Balinais rendent hommage à leurs ancêtres, qui sont censés revenir sur Terre durant cette période.
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Les familles préparent de belles offrandes π§Ί, nettoient leurs temples familiaux et se rendent à la prière.
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Les penjors (ces grands bambous décorés) représentent la gratitude pour l’abondance et les dons de la nature.
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Tout le monde porte son plus beau sarong et ses vêtements traditionnels πΊ.
C’est une période profondément spirituelle, joyeuse et très festive.
Un privilège d’avoir pu en être témoin π.
20/11 soleil toute la journée 31
Opération Relax : Mission Très Possible ππ΄
Les journées passent à juste relaxer… oui, on est rendus des professionnels du farniente ππ . On passe nos avant-midis à la piscine πβοΈ, à savourer l’eau comme si c’était du champagne (mais sans les bulles) πΎπ«, à nager vaguement et à lire π.
Paul est complètement absorbé par ses livres sur les Templars βοΈ—il est à deux pages de partir sa propre confrérie secrète π. Moi, je savoure mes petites histoires d’amour de Paige Toon π, parfait contraste entre passion et… épées médiévales.
On a fait une mini-marche sur la plage ποΈ pour admirer la montagne β°οΈ… et aussi pour que Paul puisse ramasser des roches πͺ¨. Oui oui, il fait encore ça. Je pense qu’il va devoir payer un excédent de bagage juste pour sa collection π.
Paul dort encore 3 heures chaque après-midi π΄π€. Il appelle ça être en mode récupération… moi j’appelle ça être en mode paresse de compétition π₯π.
Même si c’est la saison des pluies π§οΈ, les matins sont presque toujours beaux π€οΈ. Mais vers 13 h : BAM, pluie tropicale deluxe βοΈ—le genre qui te lave, te rince et t’essore tout en même temps.
Mais on est en vacances et on s'en fou.
On repart bientôt, cette fois pour Nusa Lembongan ποΈ! On espère des plages de sable blanc π€ποΈ… et peut-être aller à la pêche en mer π£, si les poissons acceptent notre invitation. On peut rêver! β¨π
21/11 soleil 30
ππ Safari Marin… et massage divin
Ce matin, il fait encore un temps à faire rougir un panneau solaire π. Après le déjeuner, je demande à Paul :
— « Tu veux faire un petit tour de kayak ? »
Il dit oui… sans savoir que j’ai repéré des kayaks en verre, version aquarium flottant πΆπ .
Parfait pour regarder les poissons sans risquer de se mouiller..
Nous partons donc, super motivés pour notre safari marin.
Premier spot : c’est l’heure de pointe sous-marine π€Ώπ
. Des touristes partout, concentrés comme s’ils cherchaient le trésor de pirates. Ils ne nous voient même pas passer—on aurait pu chanter “Coucou les boys” qu’ils n’auraient rien entendu.
Deuxième spot : beaucoup mieux. Je vois des étoiles de mer bleues ππ (oui, bleues… comme si quelqu’un leur avait donné un coup de peinture), et des coraux magnifiques.
On arrive ensuite au coin “Tortues superstar” π’β¨… et là… rien.
Paul voit des poissons. Moi je vois des coraux, encore des roches et… ah non, toujours du sable.
Mais vraiment, flotter sur un kayak en verre en mode “espionnage marin” π΅οΈβοΈπ, c’est fascinant. On se sent presque comme dans un documentaire où la narratrice chuchote :
« Attention… le couple de touristes tente d’apercevoir une tortue… mais la tortue a clairement un meilleur horaire qu’eux. »
On revient sur la plage de l’hôtel. Et là, j’entends un Allemand dire :
— « Il y a plein de tortues ici ! »
Il n’en fallait pas plus. Je pars louer un masque et un tuba à la vitesse d’un enfant qui a entendu “dessert” πβοΈπ¨π€Ώ.
Je retourne à l’eau, je plonge la tête : BAM ! Explosion de poissons multicolores ππ. On dirait qu’ils avaient une réunion et que j’ai débarqué au milieu.
Des tortues ? Toujours pas. Elles doivent être en télétravail aujourd’hui.
Après le dîner, on passe devant la salle de massage. Et mon cerveau dit :
— « Fais-le. Ton corps le mérite. »
Je prends un shiatsu πβοΈ. Professionnel, relaxant… et 17$ pour 60 minutes.
Honnêtement, à ce prix-là je me demande si je ne devrais pas venir ici chaque semaine juste pour me faire masser jusqu’en 2050 π« πΈ.
Une journée géniale, remplie de poissons, de kayak espion… et de tortues imaginaires.
Parfait du début à la fin β¨.
23/11 soleil 31
Nusa Lembongan et serpent en extra πβ¨
On a quitté Bali comme deux aventuriers : taxi → speed boat → taxi.
Le speed boat sautait sur les vagues, en 20 min on était rendu, pour se faire débarquer sur la plage de sable blanc. ππ¨ Puis petit road trip sur des routes en piètre condition.
À l’arrivée, récompense ultime : le Perdana, notre nouveau QG paradisiaque.
Une petite cabine nichée dans un jardin tropical, une piscine qui nous murmurait “plongeeeeez”, et Monkey Beach à seulement quelques pas.
Le bonheur total. On s’est sentis comme des VIP… version sandales et cheveux au vent ππΊ
Puis hier… L’INCIDENT DU SIÈCLE.
Juste après le déjeuner, tout allait bien. Trop bien. Paul va aux toilettes… et là…
π₯ CRIIIIII !
Un cri qui a dû faire sursauter la moitié de l’île.
Pourquoi ?
Parce que monsieur est tombé face-à-face avec un serpent qui se tortillait sur le mur comme s’il faisait son audition pour un clip de Shakira. πβ¨
Le serpent : “hips don’t lie”
Nous : “HELP !!!”
Moi, en mode héroïneπ¦ΈβοΈ, je me suis mise à courir vers la réception plus vite qu’un scooter en descente.
En deux micro-secondes, l’équipe de l’hôtel est arrivée :
Version commando balinais — sandales, grands sourires et efficacité 100%.
Verdict :
Heureusement, Mister Serpent n’était pas venimeux, juste motivé à chasser des rats.
Paul, lui, venait de perdre trois ans d’espérance de vie.
Sans même attendre, l’hôtel nous a changé de chambre, tout doux, tout calme, sans serpent danseur inclus.
Bravo l’hospitalité balinaise ! Toujours rapide, attentionnée et prête à sauver des vacanciers traumatisés πππΊ
24/11
C’est ma fête aujourd’hui ! π₯³β¨
76 ans ! Oui, oui… le chiffre commence à me regarder comme si c’était lui qui avait peur, pas moi. Paul, lui, jubile :
— « Dans 4 ans, tu seras octogénaire ! »
Merci mon amour… vraiment utile comme information π€¦βοΈπ
(Sachant très bien qu’il me suit de près, le coquin.)
On se prépare comme si on allait monter les marches à Cannes π¬β¨ :
π Moi, dans ma robe neuve qui, avec mon bronzage tout frais, me donne l’air d’une star de plage — attention paparazzis !
π Lui, avec sa chemise de Bali qui lui donne un air de jeune homme… ou du moins, d’un homme qui pense qu’il a l’air jeune meme s'il doit se serrer la bedaine. π
Direction : le Hai Ri Zen, le resto le plus chic de la plage.
Au menu : du Wagyu. Rien que ça.
Paul manque presque de s’évanouir :
— « 16 $? Mais d’habitude, faut hypothéquer la maison pour ça ! » ππΈ
Et là, enquête mode ON π΅οΈβοΈ :
Interrogatoire de la serveuse βοΈ
— « Il vient d’où ? Il est vraiment bon ? Vous êtes certaine ? »
Serveuse : « Australie. »
Paul : regard suspicieux π
Non satisfait, il part interroger le chef pour connaître la cuisson exacte.
On se serait cru dans un épisode de Sherlock Holmes : le Mystère du Bœuf Discount. ππ₯©
Enfin rassuré, il peut déguster son repas digne d’un roi π.
Et moi, je profite :
π le son des vagues
πΆ la douce musique d’ambiance
β¨ le service impeccable
Et soudain… un chœur débarque pour chanter « Happy Birthday » !
Je me retrouve avec un gâteau et ces chandelles maudites qui ne s’éteignent jamais ππ₯π
(On aurait dit qu’elles avaient un doctorat en persistance.)
Bref : une soirée absolument magique…
Une soirée royale…
Une soirée où je me suis sentie Reine Claudette Première du Royaume de Bali ππΊβ¨
25/11 soleil 30
La pêche miraculeuse… version zéro poisson π
Aujourd’hui, on s’est payé la pêche en haute mer… ou du moins, c’est ce à quoi je m’attendais π£π.
On avait choisi le forfait à 75 $ au lieu de celui à 40 $, pensant évidemment avoir droit au grand luxe : gros bateau, guide professionnel, poissons géants… bref, la totale ! π₯οΈβ¨
Spoiler : NON. π
On nous reconduit sur la plage et là… surprise :
Un petit bateau traditionnel balinais nous attend π€.
À bord : un monsieur adorable, mais qui peut à peine dire « bonjour » et « poisson » ππ
.
Deux petites lignes à pêche… style parfait pour attraper des crappais soleil tropicaux, pas des monstres des profondeurs π€£.
Mais bon, on est là, alors aussi bien embarquer !
Le début est agréable : 15 minutes de balade, soleil, vent, mer turquoise ππ΄π…
Et même deux dauphins qui nous font coucou à distance π¬π¬β¨.
Ça partait BIEN !
… jusqu’à ce que la pêche commence.
Le capitaine jette l’ancre β, prépare les deux lignes avec des hameçons toute petites avec du poisson et nous dit de mettre ça à l’eau.
Lui, il n’a même pas de canne : juste un rouleau de fils (oui oui π) qu’il laisse pendre dans la mer… et là, miracle :
Il attrape des poissons bleu, rouge, blanc, 7 au total π¨π… mais pas plus gros que 6 pouces !
Même une mini pieuvre qui gigotait comme si elle faisait la Zumba ππ.
Moi ?
J’ai eu la chance d’attraper un petit poisson rouge π―π … puis plus rien.
Le désert. Le vide. L’Atlantide perdue. π
Paul ?
RIEN. ZÉRO. NADAAA. π«
Mon pauvre Paul, même les poissons semblaient rire dans l’eau.
Après 2 heures de ça, j’ai gentiment (en apparence π) demandé qu’on retourne au bord.
Le capitaine nous a demandé si on voulait garder les poissons (hmmm… non merci π), puis il est reparti sans rien demander d’autre.
La pêche miraculeuse que j’espérais…
π Néant total.
Mais alors TOTAL. ππ€¦βοΈπ
J'ai connu plus d'excitation à Otter Lake dans notre petit lac!
27/11
ποΈ Bamboo Palace & Piscine Miniature : Nos Aventures à Jimbaran
Hier, nous avons déménagé à Jimbaran, une petite ville tout au sud de Bali.
On prend le bateau directement de la plage — style “taxi marin express” π€π — et en moins de 30 minutes, hop, on débarque.
Ensuite, mission : trouver un taxi.
Pas évident quand une armée complète de chauffeurs nous saute dessus toutes les 3 secondes :
« Taxi ? Taxi ? Where you go ? Taxi ? » ππ
Finalement, on en attrape un (ou peut-être c’est lui qui nous a attrapés π€), et après 1 heure de route, on arrive enfin à notre hôtel.
À Milo’s Home, on découvre de jolis bungalows en bambou, façon Robinson Crusoé deluxe πΏβ¨.
On nous donne même une chambre plus grande que prévu — très confortable, parfait pour nous deux.
Depuis le restaurant, on a une vue sur la mer… super apaisante πβ€οΈ.
Mais pour aller à la petite plage juste en bas, il faut descendre 120 marches.
Autant dire que Paul a blanchi juste en les regardant π
(Disons que les escaliers et lui, c’est une histoire d’amour compliquée.)
Et en plus, on nous prévient : courant fort, baignade pas trop recommandée.
Bref, mieux vaut aller à l’autre plage, un peu plus loin — et sans 120 marches, merci Seigneur ππ
.
Autre petit détail : la piscine.
Comment dire… elle est toute petite, et on a 3 pieds de creux, si on est généreux.
Mais bon, on apprend vite que dans la vie, il vaut mieux s’adapter.
C’est ça, la sagesse du voyageur : sourire, respirer, et flotter dans la mini-piscine comme des grenouilles zen πΈβ¨.
Il a plu presque toute la nuit, et ce matin, le soleil joue à cache-cache tandis que la pluie tombe en petites gouttes π§οΈπ₯οΈ.
Paul commence un petit rhume, alors il est en mode repos — spa naturel : lit, dodo, et tisane silencieuse πποΈ.
Nous vivons nos dernières heures à Bali…
Douces, tranquilles, un peu mouillées… mais pleines de beaux souvenirs πΊπ.
28/11 soleil 31
Garuda Wisnu Kencana : quand Bali sort le grand spectacle
Ce matin, on tente de profiter au maximum de nos derniers jours à Bali π΄β¨. Je tombe sur un parc, le Garuda Wisnu Kencana, qui semble vraiment intéressant… et surtout gigantesque. On se prépare, on saute dans un taxi π et on prend la route. Il faut dire qu’on est en pleine campagne, et les routes… c’est un mélange entre Safari, Montagnes russes et Rallye d’Indonésie π . On remercie le ciel d’avoir eu la brillante idée de NE PAS conduire ici π.
En arrivant, Paul reste bouche bée π² devant l’immensité du parc. Un shuttle nous amène à l’entrée, puis un deuxième nous transporte vers l’attraction principale. Et là… BAM!
Devant nous, se dresse une statue colossale de 90 mètres, représentant le dieu Vishnu chevauchant Garuda πΏπ¦
. Elle domine le ciel comme si elle surveillait tout Bali. Les détails sont incroyables : des ailes sculptées, des textures, des expressions… on se sent minuscules, un peu comme deux fourmis en visite officielle π€π.
Le parc lui-même est spectaculaire : d’immenses murs de pierre découpés dans une ancienne carrière de limestone β°οΈ, des corridors naturels, des plateformes ouvertes où le vent souffle doucement π¬οΈ, des jardins entretenus à la perfection πΊ, et des vues panoramiques sur la mer au loin π.
On redescend ensuite pour explorer les autres plateformes. On prend évidemment une tonne de photos π€³π. On tombe sur une énorme statue de Vishnu à côté d’un petit temple π, entouré de fleurs et d’encens. L’endroit a quelque chose de très calme, presque spirituel.
Une visite magnifique, grandiose et dépaysante.
Encore une fois, Bali nous a complètement charmés β€οΈπΊ.
29/11 soleil 30
πͺοΈ Notre expérience chez le balian : L’EXTREME EDITION πͺοΈ
Voulant vivre une dernière grande expérience spirituelle à Bali, je demande à la réception si elle connaît un balian — un guérisseur balinais. La jeune femme se met en mode Google Humain π§ π¨ et revient triomphante : “J’en ai trouvé un!”
Rendez-vous à 12h. Parfait. Nous nous préparons pour rencontrer la sagesse ancestrale :
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moi, dans ma robe blanche immaculée πβ¨
-
Paul, dans son t-shirt blanc de cérémonie ππ
On part convaincus qu’on reviendra guéris de tous nos maux… peut-être même plus jeunes, qui sait!
Arrivés à destination, même notre chauffeur de taxi hésite :
— “Vous êtes sûrs… que c’est ici?” π¬
Un beau monsieur en sarong et chandail blanc s’avance vers nous avec un grand sourire.
Bon, ok, on est au bon endroit. Je pense.
Dès qu’on met les pieds dans la cour… ambiance spéciale :
poules, chats, chiens, déchets, objets non identifiés π³ — un décor digne d’un documentaire, mais version “on n’était pas prêts”.
Le monsieur à moustache nous sort deux chaises en plastique πΊπΊ et nous prévient que sa femme, la guérisseuse, se prépare.
Pendant ce temps, il nous raconte l’histoire d’un ami russe… en anglais approximatif. On sourit, on hoche la tête, mais honnêtement on comprend à peu près 3 mots sur 50 π€·βοΈπ€·βοΈ.
Puis leur petit-fils débarque en courant, saute littéralement sur Paul, s’accroche à lui et gigote comme un petit singe heureux ππ₯. Paul joue au grand-papa zen, mais je vois dans ses yeux un “Sauve-moi.”
Finalement, c’est l’heure.
M. Sarong nous demande si “se faire mouiller, ça va”. On se regarde, un peu naïfs, et on dit : “Oui oui, bien sûr.”
Grosse erreur.
Madame s’installe au-dessus de nous et pshht nous asperge d’eau. Bon, ok, ça va.
Puis PSHHHHHT un peu plus fort.
Puis SPLASH ππ¦ : elle nous verse carrément un bol complet sur la tête. Nous sommes trempés comme deux serviettes oubliées sous la pluie.
Et pour finir, POUF, elle nous vide le contenu d’une noix de coco sur la tête π₯₯π§.
Paul et moi, trempés, dégoulinants, on se regarde :
“Heu… on peut annuler la réincarnation?”
On nous indique ensuite qu’il faut entrer dans le temple.
La dame nous demande de nous asseoir par terre…
Paul : NON. Instantané.
Deux chaises en plastique reviennent comme par magie.
Elle allume un encens, fait des prières, entre en transe et se met à parler avec une petite voix mystique. Le mari traduit… enfin, traduit quelque chose. On comprend rien mais on reste polis.
Puis elle nous met des pétales de fleurs sur les oreilles et sur la tête πΈπ.
À ce stade-là, plus rien ne peut nous surprendre. Vraiment.
Après 30 minutes de messages mystérieux et de conseils farfelus, elle termine par :
“You should see a doctor.”
Là, c’est le pompon. Toute crédibilité vient de s’envoler comme un cerf-volant sans ficelle π.
Pour conclure, elle me recommande de boire du jus de noix de coco π₯₯ et Paul a droit à un massage des bras.
Je vois sa face se tordre trois fois.
Il me glisse entre les dents : “J’en ai assez.”
Quand Paul dit ça… c’est FINI.
On nous offre alors des gâteaux en plastique… euh, dans du plastique.
Je refuse poliment :
— “Non merci, on est… euh… pleins d’eau.”
On nous rappelle que c’est un don à faire, minimum 500 000 roupies (40$), que Paul dépose dans le petit autel comme un bon garçon obéissant π.
J’appelle un taxi. Il met une éternité à arriver.
Lorsqu’enfin on part, on se regarde… silence… puis on éclate de rire ππ€£.
Ouf. Quelle expérience. À ne pas répéter. Jamais!!!
Après notre aventure digne d’un épisode low-budget de Spirit Island, une pause… s’imposait. Mais pas juste une petite pause tranquille. NON.
Une pause de guerriers purifiés, fraîchement rincés, arrosés, bénis, et probablement marqués à vie.
On débarque donc dans un petit resto parfait , La Cabane
β¨ bière glacée qui goûte la liberté,
π repas fumant qui sent la délivrance,
π vue sur la mer qui crie « vous avez survécu! »,
πβοΈ pieds dans la piscine juste pour le plaisir d’être semi-aquatiques.
Et là… EXTASE.
On se sent renaître.
On se sent… enfin PURIFIÉS, mais cette fois par la bière, pas par un seau d’eau bénite lancé façon Super Mario Kart.
Quel bonheur.
Quelle récompense après un rituel où même notre karma a demandé un congé.
π Bali : 30 jours, quelques aventures… et quelques litres de sueur !
Aujourd’hui, on quitte Bali pour la Thaïlande βοΈ sous un grand soleil éclatant, après un petit-déjeuner délicieux…
Peut-être que notre « purification » d’hier a enfin porté fruit — ou alors c’est juste le café. On ne saura jamais.
Après 30 jours, on se sent remplis, enrichis, rincés, essorés, revitalisés, bref… Bali nous a mis dans la laveuse et nous a remis au soleil pour sécher.
Et ça fait du bien !
Quand on y pense, on dirait qu’on est arrivés avant-hier. Le temps a filé plus vite qu’un scooter balinais entre deux camions de livraison.
Bali, c’est :
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Des gens tellement souriants que Paul est convaincu qu’ils naissent directement avec un sourire imprimé sur le visage π.
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Une nourriture tellement bonne qu’on a pensé fonder un fan club du nasi goreng.
- Des déplacements faciles et fluides (sauf quand Google Maps décide de vous envoyer dans un chemin où même les poules hésitent à passer).
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Des hôtels charmants nichés dans des jardins tropicaux où même les geckos ont l’air relax.
- Et arrosé d’un soupçon d’exotisme spirituel, juste assez pour sentir qu’on a frôlé l’illumination.
- Et pour faire monter l’adrénaline : le singe voleur de lunettes — aussi rapide qu’un ninja en sandales — et le serpent rampant qui a transformé Paul en statue de sel instantanément. »
Paul dit que Bali a beaucoup changé depuis 20 ans : les petits temples sont maintenant cachés derrière des boutiques au look « influenceur-friendly ».
On confirme : même les statues font des selfies.
Nos coups de cœur β€οΈ :
π La visite du temple bouddhiste — magique, paisible, et zéro marchands qui vous courent après avec des sarongs.
Notre déception π
:
π Les plages… disons que ce n’est pas la destination pour faire une pub de crème solaire.
Mais malgré tout, on repart calmes, heureux, et avec un taux d’humidité interne de seulement 98%, ce qui est un exploit.
π° Budget hébergements : 42 $/jour en moyenne
πΈ 1 $ = 12 000 roupies (ce qui te fait sentir riche… jusqu’à ce que tu réalises que la bouteille d’eau coûte 15 000).