Bienvenue au Belize ! On ne s'attendait pas tout à fait à ça…
Ce matin, c'est le grand départ pour le Belize ! Nous prenons un Uber jusqu'au nouveau marché de Chetumal, où un autobus nous attend pour nous conduire à Corozal. Le tout pour la modique somme de 7 $ US chacun. À ce prix-là, nous sommes prêts à affronter quelques kilomètres, quelques formalités et même quelques surprises. Après tout, nous sommes des voyageurs aguerris… du moins, c'est ce que nous aimons croire !
Après 30 minutes de route, nous arrivons à la frontière mexicaine. Premier arrêt : tout le monde descend ! Nous sortons nos passeports pour obtenir les fameuses estampilles de sortie du Mexique. Et là, surprise ! On ne nous réclame absolument rien. Pas un peso ! Pourtant, j'avais lu toutes sortes d'histoires sur les taxes de sortie, les frais à payer et les sommes mystérieuses qu'on risquait de nous demander. J'avais presque préparé mon portefeuille à subir un interrogatoire. Finalement, rien du tout ! On remonte dans l'autobus, un peu étonnés d'avoir traversé cette première étape sans nous faire délester.
Nous traversons du côté bélizien et… deuxième arrêt ! Cette fois, il faut débarquer avec toutes nos valises pour passer l'immigration et faire estampiller nos passeports une deuxième fois. À ce rythme, nos passeports vont finir par être plus remplis que nos valises !
Nous commençons à comprendre que voyager, ce n'est pas seulement visiter des pays, c'est aussi collectionner des tampons, transporter ses bagages et apprendre à patienter avec le sourire. Heureusement, l'autobus nous attend. ]Encore 30 minutes de route et nous voilà enfin à Corozal !
Un taxi nous propose de nous conduire à notre hôtel, le Mirador, pour seulement 4 $ US. Quatre dollars ! Après les tarifs de Cancún, nous avons presque envie de lui demander s'il est certain de ne pas avoir oublié un zéro. Décidément, le Belize commence à faire du bien à notre portefeuille !
Petit détail : nous avons changé de fuseau horaire et gagné une heure. Résultat, notre chambre n'est pas encore prête. Nous partons donc explorer la ville et chercher de l'argent bélizien.
Et là… comment dire ? Notre première impression est plutôt… comment rester diplomatique ? Disons que le coup de foudre n'est pas au rendez-vous ! Tout nous semble un peu défraîchi, voire misérable. Rien de particulièrement joli à l'horizon. Quelques restaurants, une banque, un hôtel de ville et un petit parc. La rue qui longe le bord de l'eau est agréable, mais il n'y a pas grand-chose à découvrir. Nous avions peut-être imaginé autre chose. Dans notre tête, le Belize avait déjà sorti les palmiers, les couleurs tropicales et les décors de carte postale. Il semble avoir oublié de prévenir Corozal !
Nous retournons à l'hôtel quelque peu découragés. Après tout, nous devons passer trois jours ici ! TROIS JOURS ! Paul et moi échangeons un regard qui en dit long. Pas besoin de parler, nous nous posons visiblement la même question : « Mais qu'est-ce qu'on est venus faire ici ? »
La chambre est passable, sans plus. Tout semble avoir vécu plusieurs vies, et certaines rénovations semblent avoir été reportées à la prochaine décennie. Mais elle est grande, possède un lit king avec des draps blancs qui ont l'air confortables et, surtout, la climatisation fonctionne ! À ce stade, nous revoyons nos critères de sélection à la baisse. Un lit, des draps propres et de l'air frais : le grand luxe tropical !
Nous repartons ensuite à la recherche d'un endroit pour souper. À notre grande surprise, nous découvrons un restaurant dans le même bâtiment que l'hôtel : le Road Kill. Rien que le nom nous intrigue ! On espère que ce n'est pas le menu qui porte ce nom… Heureusement, le décor nous rassure immédiatement. Belle décoration, jolies tables bien dressées, ambiance agréable. On est loin de ce que nous avions imaginé en découvrant les environs.
Nous sommes accueillis par Becky, la serveuse, avec ses faux cils, ses ongles en gel impeccables et un sourire qui pourrait éclairer toute la ville. Elle est native de Corozal et connaît son coin de pays comme sa poche. Elle prend le temps de nous raconter ce qu'il y a à découvrir dans les environs et nous propose même de faire appel à son cousin pour nous servir de guide et nous conduire visiter les alentours.
Enfin ! Une lueur d'espoir ! Corozal vient peut-être de trouver son avocate auprès de nous !
Après un excellent repas, nous acceptons la proposition de Becky et réservons une excursion d'une demi-journée avec son cousin. Notre séjour vient peut-être de prendre une tournure plus intéressante. Comme quoi, il ne faut jamais juger un endroit trop vite… surtout avant d'avoir mangé et rencontré la bonne personne !
En sortant du restaurant, une chaleur accablante nous tombe dessus. Il n'est pourtant que 15 h ! Le soleil semble avoir décidé de nous faire payer notre arrivée au Belize. Il cogne tellement fort que nous n'avons même plus l'énergie de nous plaindre. Et pourtant, vous savez que ce n'est pas dans nos habitudes de manquer de commentaires !
Après cette journée de transport, de tampons de passeport, de découvertes plutôt mitigées et de belles surprises culinaires, nous déclarons forfait.
Direction la chambre pour une bonne sieste sous la climatisation. Il faut bien récupérer de toutes ces émotions. Voyager à notre âge, c'est aussi savoir reconnaître le moment où le corps réclame une trêve… surtout quand le thermomètre dépasse nos capacités de négociation !
Demain est un autre jour ! Nous avons décidé de donner à Corozal une deuxième chance. Becky nous a promis de belles découvertes et son cousin doit nous faire visiter les environs.
Espérons qu'il soit à la hauteur de sa cousine… parce que pour le moment, c'est Becky qui sauve la réputation du Belize ! 😂
Mirador
Corozal 06-09/11
Hotel sur le bord de la baie avec une belle vue de notre chambre Lit king avec draps, meubles désuets, clim fonctionnel.Salle de bain ok. Rien de beau, hôtel qui aurait besoin de renovation. Eau et café a disposition même un petit frigo.
Prix: